Etudiantes turques manifestant devant l'université d'Istanbul. Crédits photo : AFP
Turquie: la justice dit «non» au port du foulard à l'Université
La Cour constitutionnelle de Turquie s'est prononcée jeudi contre le port du foulard islamique sur le campus universitaire, un verdict crucial qui pourrait préfigurer une interdiction du parti islamo-conservateur au pouvoir qui l'avait défendu malgré les critiques.
Les onze juges ont délibéré pendant près de sept heures sur une requête de l'opposition laïque et ont annulé un amendement adoptée en février à l'Assemblée national , autorisant le port du foulard dans les établissements universitaires.
Selon un cour communiqué émanant de la Cour, l'amendement est jugé contraire aux articles de la loi fondamentale mentionnant le caractère laïc de la République de Turquie et qui sont non-amendables.
Ce jugement constitue le pire scénario pour le Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir depuis 2002, qui a fait passer l'amendement en février car il pourrait préfigurer une dissolution de cette formation qui a divisé la société turque en autorisant le port du voile dans les facultés au grand dam du camps laïc.
Les mêmes juges doivent se prononcer dans les mois à venir sur une procédure séparée, celle sur une interdiction de l'AKP, au pouvoir depuis 2002, pour activités contraires à la laïcité en Turquie, pays musulman mais au régime laïc.
Incendie d'une mosquée près de Toulouse: trois nouvelles interpellations
Deux jeunes filles et un militaire ont été interpellés mardi dans le cadre de l'enquête sur l'incendie d'une mosquée près de Toulouse le 20 avril, pour lequel cinq jeunes gens ont déjà été mis en examen, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
Les trois personnes interpellées, âgées de 19 à 26 ans, habitent dans la région toulousaine et l'une des jeunes filles est sans emploi, a indiqué à l'AFP le procureur de la République, Michel Valet.
Toutes trois devaient être présentées dans la journée devant un juge d'instruction, a-t-il ajouté.
Le 29 mai, cinq jeunes de 18 à 27 ans, domiciliés dans l'Aude, la Haute-Garonne et le Tarn, parmi lesquels un militaire d'un régiment de parachutistes, avaient été mis en examen pour "destruction ou dégradation par incendie en bande organisée" dans le cadre de cette affaire.
Comme les cinq suspects déjà mis en examen, les trois personnes interpellées ont des convictions d'extrême droite, mais "il ne s'agit pas de quelque chose de très élaboré", a précisé le magistrat.
Le 20 avril, le hall d'entrée de la mosquée de Colomiers, dans une zone industrielle à l'ouest de Toulouse, avait été endommagé vers 05H00 du matin par un incendie volontaire, rapidement maîtrisé par les pompiers. Une salle d'ablution annexe avait été saccagée et aucune revendication n'avait été formulée.
Quand les préjugés guident notre raison, alors tout devient possible. Cela rappelle bien un slogan bien connu.
Chez AUCHAN, vaut mieux être de religion catholique, juive ou protestante ou autre, vous porterez, en tant qu'employé, vos signes ostentatoires sans problème aucun. Si vous avez le malheur de porter une barbe (qui n’est pas le seul apanage des musulmans ou des religions), mais surtout d’être musulman pratiquant, alors sans ménagements, on vous fout à la porte. A ce propos, allons soutenir les 4 contre ADP aujourd’hui au C.P.H. , à 13 heures cette autre Négrophobie qui s’emballe et s’en prend également à d’honnêtes gens (des Blancs) qui ne veulent pas nager dans cette idéologie nauséabonde.
Lisez plutôt le récit abracadabrantesque et rocambolesque ci-dessous.
Tout d’abord, pour bien comprendre, je suis musulman pratiquant et je porte la barbe, je travaille en tant qu’employé libre-service à Auchan Bagnolet depuis octobre 1999. Le 07 Août 2006, j’ai pris un congé d’éducation parentale pour un an, suite à la naissance de ma fille.
Malheureusement entre temps j’ai eu une diminution importante de revenu. J’ai donc demandé, le 01 mars 2007, un retour anticipé, fixé au 01 avril 2007.
N’ayant aucune nouvelle, le 22 mars 2007, j’ai appelé la responsable des ressources humaines qui m’a fixé rendez vous le 02 avril 2007.
Ce jour-là, la RRH, m’a signifié que ma religion et plus particulièrement ma barbe, n’étaient pas compatibles avec l’entreprise. Et elle a rajoutée, chose qui m’a choqué, qu’elle ne trouvait pas normale que les musulmans mettent le voile à leurs petites filles. Qu’à donc à voir ma religion avec l’entreprise. De plus,elle m’a proposé de quitter la société contre la somme de 10 000euros.
Chose que j’ai refusé. Suite à mon refus, elle m’a affirmé que mon retour se ferait le 10 avril 2007.
Le 07 avril 2007, n’ayant reçu aucun courrier de sa part, j’écrivis une lettre à la RRH, dans laquelle je lui rappelle notre entretien du 02 avril 2007 et que je serai dans la société le 10 avril 2007 afin de reprendre mon poste comme convenu.
Le 10 avril, je me suis rendu dans les locaux de la société accompagné d’un délégué du personnel, mais la RRH était absente. J’ai donc demandé au bureau du personnel de régulariser ma situation. Ils m’ont répondu qu’ils n’étaient pas au courant de mon dossier et qu’ils ne pouvaient rien faire. J’ai demandé a être reçu par la directrice adjointe, qui m’a stipulée qu’elle ne pouvait rien faire aussi et m’a demandé d’attendre que la RRH me contacte.
Le 10 avril 2007, je décide d’écrire à l’inspection du travail en relatant tout les faits.
Le 11 avril 2007, je reçois un appel téléphonique de la RRH me donnant rendez vous le 12 avril 2007.
Le 12 avril 2007, je me présente accompagné d’un délégué du personnel au bureau de la RRH mais elle refuse de laisser entrer le délégué donc je me retrouve seul avec elle. Cette fois-ci elle me propose 18 000 euros pour quitter la société. Je refuse à nouveau.
Devant mon refus, elle me propose de rester chez moi tout en étant payé à compter du 10 avril jusqu’au 02 mai 2007, prétextant que mon poste n’était pas libre, chose fausse bien sûr. J’accepte sa proposition étant donné que la CAF ne me versait plus l’allocation d’éducation parentale, j’étais sans revenu.
Le 18 avril 2007, quelques heures après la mort de mon père, je reçois un appel téléphonique de la RRH me proposant 25 000 euros, devant avocat, pour quitter la société. Très énervé, Je refuse toujours.
Le 02 mai 2007, je reprend mon poste mais au bout de 20 minutes de travail je suis convoqué par la directrice adjointe, qui me stipule m’a mise à pied conservatoire pour discrimination envers des employés de la société (chose que je n’ai pas commise) et me prie de quitter la société escorté par 2 agents de la sécurité.
Le 03 mai 2007, je reçois la lettre confirmant ma mise à pied conservatoire et me fixant rendez vous le 14 mai 2007 pour un entretien de licenciement.
Le 04 mai 2007, J'envoie une lettre de contestation de ma mise à pied (une copie est envoyée à l’inspection du travail)
Le 14 mai 2007, lors de l’entretien de licenciement, la RRH et la directrice adjoint, me stipule que les faits reprochés sont de ne pas avoir serré la main à ma chef de rayon ainsi qu’à son assistante lors de l’entretien de reprise de travail. Mon "bonjour" ne suffisait peut être pas, il aurait fallu que je leurs fasse "la bise" ou peut être "une révérence" ou peut être les deux en même temps.
Se sont là les faits qui me sont reproché, faits "très grave" selon la direction. Faits qui ont valus une "mise à pied conservatoire" et surtout l’expulsion du magasin escorté par deux agents de la sécurité comme si j’étais un criminel.
Le 1 juin 2007 , mes collègues ont décidé de faire une pétition en ma faveur. Ce jour là, la direction est passée voir chaque rayon du magasin en menaçant les employés que si ils signaient la pétition ils auraient de graves problèmes.
Le 4 juin 2007, j’ai été licencié pour "discrimination envers les femmes", chose complètement fausse et absurde.
Depuis le début je suis victime de discrimination religieuse et de faciès, devant le refus de quitter la société en échange d’argent, la direction a décidé de tout faire pour me licencier et par tous les moyens possible même à mentir en inventant une histoire de discrimination alors que c’est moi qui suis victime de discrimination.
La direction d’Auchan Bagnolet n’aime pas les Musulmans "barbus". Voilà comment ça se passe à Auchan Bagnolet quand on est Musulman. Auchan la vie la vraie. Auchan Bagnolet aime les musulmans quand ils vont faire les courses dans le magasin mais les détestent quand ils sont leurs employés.
Et ça c’est une réalité.
Je vous demande de bien vouloir m’aider en propageant mon histoire afin qu’un maximum de personne sache comment se comporte Auchan avec les MUSULMANS
La profanation de cinquante-deux tombes militaires dans le carré musulman du cimetière Notre-Dame-de-Lorette, à Ablain-Saint-Nazaire, près d'Arras (Pas-de-Calais), dans la nuit du mercredi 18 au jeudi 19 avril, a soulevé une indignation générale. La proximité du premier tour de la présidentielle et la concomitance de plusieurs actes à caractère raciste et antisémite survenus ces dernières semaines ont politisé certains commentaires.
"A force de faire monter les tensions entre les communautés, entre les origines, entre les religions, entre les couleurs de peau, on rend la France dangereuse", a accusé François Bayrou, le candidat de l'UDF, jeudi soir. Les deux autres principaux candidats ont aussi fait part de leur indignation et condamné "avec la plus grande fermeté" des actes jugés "inqualifiables" par Ségolène Royal, "lâches et abominables", par Nicolas Sarkozy. Jacques Chirac, le président de la République a estimé que "ce geste inqualifiable blesse les consciences, insulte la mémoire et déshonore ses auteurs. Cette profanation est d'autant plus choquante qu'elle touche les tombes de combattants qui ont donné leur vie pour la France".
Situées dans le plus grand cimetière militaire de France, qui accueille les sépultures des combattants morts durant la première guerre mondiale, les tombes profanées font partie d'un carré musulman qui en compte plusieurs centaines. Elles ont été recouvertes d'inscriptions nazies, de croix gammées et de croix celtiques. Le premier ministre, Dominique de Villepin, a affirmé "la détermination sans faille" du gouvernement à "appréhender les auteurs de tels actes" et "à lutter contre toutes formes de rejet et de discrimination".
"CLIMAT MALSAIN"
C'est la première fois que des tombes de militaires de confession musulmane sont ainsi prises pour cible, déplore-t-on au Conseil français du culte musulman (CFCM). "Cet acte lâche et abject visant à souiller la mémoire de soldats musulmans morts pour la France est aussi une attaque contre les valeurs de notre République, une et indivisible", a souligné Dalil Boubakeur, le président du CFCM. Le Collectif des musulmans de France a estimé dans un communiqué : "Ces actes sont l'une des conséquences d'un climat malsain, résultant de cette campagne électorale qui a pris des tournures antisémites et islamophobes."
L'organisation SOS-Racisme a jugé que ces profanations étaient le fait "d'individus racistes galvanisés par les discours de haine de certains candidats" à la présidence de la République. L'évêque d'Arras, Mgr Jean-Paul Jaeger, qui a déclaré éprouver un "sentiment de peine et de révolte", a pour sa part souhaité que "tous les efforts soient réunis pour que nos communautés puissent vivre ensemble dans le respect et la construction de la même identité nationale".
Cette profanation intervient trois semaines après la dégradation d'une cinquantaine de tombes dans le carré juif du cimetière de Lille. Un homme d'une trentaine d'années, qui a reconnu les faits mais nie "tout motif religieux", a été mis en examen, jeudi 19 avril, dans cette affaire.
Stéphanie Le Bars
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La profanation de cinquante-deux tombes militaires dans le carré musulman du cimetière Notre-Dame-de-Lorette, à Ablain-Saint-Nazaire, près d'Arras (Pas-de-Calais), dans la nuit du mercredi 18 au jeudi 19 avril, a soulevé une indignation générale. La proximité du premier tour de la présidentielle et la concomitance de plusieurs actes à caractère raciste et antisémite survenus ces dernières semaines ont politisé certains commentaires.
Multiples gardes à vue dans le cadre de l'enquête
Plusieurs personnes âgées de 18 à 25 ans, vues "à proximité du cimetière", étaient en garde à vue, vendredi 20 avril, dans le cadre de l'enquête sur la profanation des tombes musulmanes, a-t-on appris de source judiciaire. Deux d'entre elles seraient actuellement interrogées par les gendarmes. "Certaines gardes à vue ont été levées, d'autres se poursuivent", a indiqué le procureur de la République d'Arras, se refusant à plus de précisions sur leur nombre exact. (avec AFP)
Islam, 9 ans, exclu de la chaîne Gulli à cause de son prénom
Par Marion Mourgue | Etudiante CFJ | 05/04/2008 |
Fin février, le jeune Islam, qui aura 10 ans le 21 juin, devait participer au jeu télévisé "In ze boîte", diffusé sur la chaîne pour enfants Gulli. A cause de son prénom, le petit garçon a été tout simplement écarté... C'est l'histoire que le journaliste Laurent Grzybowski raconte dans l'hebdomadaire "La Vie", paru le 27 mars.
Islam Alaouchiche, fan de ce programme, a déposé sa candidature sur Internet pour participer au casting de l'émission. Le principe du jeu est simple: deux familles s'opposent pour répondre à une série d'énigmes et de challenges.
Lorsque le jeune Islam reçoit un coup de téléphone de la chaîne, qui lui apprend que sa candidature a été retenue, le petit garçon saute de joie. Il se présente le 16 février au siège d'Angels Productions, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), accompagné de son frère Loukmane, et de son meilleur copain Jules. Et de sa mère Farah, qui raconte comment le garçon a été éconduit à cause de son prénom:
La mère d'Islam, qui tombe des nues, essaie de mieux comprendre ce qui se passe. "Se prénommer Islam pour un garçon, c'est comme porter un voile pour une fille", lui rétorque la jeune femme responsable du casting:
De retour chez elle, Farah Alaouchiche tente d'alerter les associations de défense des droits de l'Homme (la Halde, SOS Racisme...) pour se faire entendre. Peine perdue, à en croire les propos tenus par SOS Racisme, rapportés par Farah Alaouchiche:
De son côté, la directrice de la chaîne Gulli, Karine Leyzin, citée par l'hebdomadaire "La Vie", se défend : "Jamais, nous n'avons donné la moindre consigne à qui que ce soit en ce domaine. Notre chaîne entend promouvoir des valeurs qui sont aux antipodes de cette regrettable mésaventure."
La chaîne Gulli a contacté la famille Alaouchice, par téléphone, pour présenter ses excuses et proposer au petit Islam de faire partie du public. Refus catégorique des parents: "Notre fils s'était inscrit pour participer à un jeu, pas pour faire de la figuration", explique Bilel, le père du garçon.
Islam de son côté a été profondément blessé par cette histoire et refuse aujourd'hui catégoriquement de regarder "In ze boîte", lui qui rêvait simplement d'y participer.