Etudiantes turques manifestant devant l'université d'Istanbul. Crédits photo : AFP
Turquie: la justice dit «non» au port du foulard à l'Université
La Cour constitutionnelle de Turquie s'est prononcée jeudi contre le port du foulard islamique sur le campus universitaire, un verdict crucial qui pourrait préfigurer une interdiction du parti islamo-conservateur au pouvoir qui l'avait défendu malgré les critiques.
Les onze juges ont délibéré pendant près de sept heures sur une requête de l'opposition laïque et ont annulé un amendement adoptée en février à l'Assemblée national , autorisant le port du foulard dans les établissements universitaires.
Selon un cour communiqué émanant de la Cour, l'amendement est jugé contraire aux articles de la loi fondamentale mentionnant le caractère laïc de la République de Turquie et qui sont non-amendables.
Ce jugement constitue le pire scénario pour le Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir depuis 2002, qui a fait passer l'amendement en février car il pourrait préfigurer une dissolution de cette formation qui a divisé la société turque en autorisant le port du voile dans les facultés au grand dam du camps laïc.
Les mêmes juges doivent se prononcer dans les mois à venir sur une procédure séparée, celle sur une interdiction de l'AKP, au pouvoir depuis 2002, pour activités contraires à la laïcité en Turquie, pays musulman mais au régime laïc.
Un Japonais armé d'un couteau a été pris dimanche d'un coup de folie meurtrière dans un quartier animé de Tokyo, tuant au moins sept personnes et blessant une douzaine de passants, ont rapporté la police et les médias.
L'agresseur, un homme âgé de 25 ans, originaire de Shizuoka (centre du Japon), a déclaré à la police qu'il était «fatigué de vivre».
Peu après midi, conduisant un camion de location de deux tonnes, il a foncé dans la foule près de la gare d'Akihabara, le quartier des magasins d'électronique et de jeux vidéos, très fréquenté par les Japonais et les touristes, surtout le dimanche où l'accès aux voitures est interdit.
Des témoins ont raconté que le véhicule zigzaguait sur l'avenue à la poursuite des piétons qui s'enfuyaient.
Puis le camion a stoppé et l'homme, armé d'un couteau de survie, a attaqué au hasard les passants, blessant 17 personnes, dont certaines grièvement, jusqu'à ce qu'un policier armé parvienne à le maîtriser, ont indiqué les pompiers et la police.
Selon l'agence de presse Jiji et d'autres médias japonais, sept personnes ont été tuées --six hommes âgés de 19, 20, 29, 33, 47 et 74 ans, et une femme de 21 ans-- au cours de cette agression, un événement extrêmement rare à Tokyo, réputée pour sa sécurité.
Une photo prise sur le vif montre le suspect, Tomohiro Kato, des traces de sang sur le visage, entouré par trois policiers, dont un en civil. Il porte de fines lunettes et est vêtu d'un costume clair, sur un t-shirt noir, des baskets aux pieds.
«Je suis venu à Akihabara pour tuer des gens. Peu importe qui», a-t-il dit aux policiers, d'après l'agence Jiji.
Un témoin a déclaré que l'agresseur criait des propos incohérents tandis qu'il plantait son couteau au hasard parmi les passants.
«J'ai vu un homme effondré dans la rue. Il avait été poignardé à la poitrine et saignait abondamment. Il était inconscient», a raconté une jeune femme à la télévision publique NHK.
Le quartier d'Akihabara est devenu ces dernières années le paradis de la sous-culture japonaise. Outre ses magasins qui proposent les dernières nouveautés en électronique, en jeux vidéos et en mangas, Akihabara abrite également un musée dédié aux dessins animés japonais, ainsi que des cafés dont les serveuses sont habillées en domestiques ou en héroïnes de jeux vidéos.
Les télévisions ont montré le camion blanc Isuzu de l'agresseur, le parebrise éclaté, abandonné sur les lieux de la tuerie, tandis que des ambulances sirènes hurlantes convergeaient vers Akihabara ou en repartaient en emportant des blessés.
Cette folie meurtrière survient exactement sept ans jour pour jour après le massacre perpétré par un malade mental, armé d'un couteau de boucher, dans l'école élémentaire Ikeda de la ville d'Osaka (ouest).
Mamoru Takuma, qui en voulait apparemment aux enfants des élites, avait poignardé à mort huit écoliers.
Lors du verdict, le juge avait qualifié cette tuerie comme «l'un des crimes les plus abominables dans l'histoire du Japon». Takuma a été pendu en 2004 à l'âge de 40 ans.
L'attaque contre l'école avait choqué l'ensemble de la population qui se targuait jusqu'ici de vivre dans un pays en totale sécurité.
Mais Takuma est également devenu l'objet d'une fascination morbide pour certains Japonais.
En 2004, un livreur de journaux avait torturé à mort une enfant de sept ans qu'il avait enlevée, et avait envoyé des photos à la mère de la victime.
A son procès, le meurtrier, Kaoru Kobayashi, qui a été condamné à mort, avait prononcé un discours à la gloire de Takuma.
Josiane Ageon a été condamnée lundi à 12 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de l'Essonne pour avoir tué sa mère dont elle a caché le cadavre pendant 6 ans.
La cour a requalifié les faits de meurtre pour lesquels elle était renvoyée en violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur ascendant.
Le 21 janvier 1999, selon les déclarations de l'accusée, une dispute éclate au sujet du comportement des deux garçons de Josiane Ageon, âgés de 16 et 19 ans, au cours de laquelle sa mère l'aurait notamment qualifiée de «bonne à rien».
Poussée par sa fille, la tête de la victime heurte l'évier. En l'aidant à se relever, Josiane Ageon, aujourd'hui âgée de 53 ans, lui porte un violent coup de couteau au niveau du cou.
«Je voulais qu'elle se taise», a expliqué vendredi Josiane Ageon, une petite femme aux cheveux blonds s'exprimant avec une voix monotone.
Le lendemain de cette fatale dispute, elle déverse une bouteille d'amoniac sur le corps de la victime, avant de l'emballer dans une housse de moto et des sacs plastiques, le tout entouré de ruban adhésif.
v Le cadavre a ainsi été caché sous un amas d'objets divers, dont une valise comprenant des effets personnels, entouré de désodorisants à mèche, au sous-sol du domicile de sa mère à Palaiseau (Essonne), où Josiane Ageon vivait avec deux de ses fils depuis un an.
Josiane Ageon avait ensuite utilisé les pensions de retraite de sa mère, soit environ 146.000 euros, ainsi que ses moyens de paiement, ce qui lui vaut d'être également poursuivie pour escroquerie, mais selon l'accusation, une partie des faits sont prescrits.
Elle répondait aux courriers de sa mère, remplissait sa déclaration de revenus, et continuait de «la faire vivre administrativement», comme l'a résumé vendredi un enquêteur.
De temps en temps, Josiane Ageon se rendait auprès du corps de sa mère, sur lequel elle avait disposé une croix en pierre, et lui parlait.
La police avait découvert le corps le 5 février 2005 après avoir été alertée par les deux frères de Josiane Ageon, qui leur avait raconté que leur mère était morte à la suite d'une chute survenue après un malaise.
A Argenteuil (Val-d'Oise), un père de famille a été tué par balle sur le pas de la porte de son pavillon.
Un père de famille d'Argenteuil a été exécuté par balle mardi soir. Il a été tué d'une balle dans le cou, sur le pas de la porte de son pavillon du Val-Notre-Dame, vers 23h45.
La victime, qui est patron d'un restaurant kebab, a été réveillée par les tueurs encagoulés qui ont ouvert le feu sitôt la porte ouverte.
Le fils aîné, âgé de 16 ans, qui s'est rendu aussitôt au rez-de-chaussée, a lui aussi essuyé des coups de feu, sans être touché. Il a vu les hommes prendre la fuite en Renault Modus noire, pied au plancher.
Il n'est pas le seul à avoir repéré les trois ou quatre agresseurs : des témoins ont alerté très vite les policiers qui, disposant de la plaque d'immatriculation, ont pu quadriller le secteur et interpeller , à l'issue d'une course-poursuite, deux jeunes à Bezons. Un mineur de 19 ans, d'Argenteuil, et un majeur de Seine-Saint-Denis, étaient en garde à vue hier soir. Le mobile du meurtre restait inconnu.
Frédéric Naizot
mercredi 11 juin 2008, 17h45 | leparisien.fr
tout simplement car malgres l'augmentation des viols, des meurtres ...le monde continu a faire les aveugles, continuant a metre de plus en plus de programme ou le sex a une place tres importante , continu de mettre eds film violents, con,tinu de liberer des prisonniers alors qu'ils ne sont "soignés"
c'est aussi pour denoncer le laxisme (ou la durecté) des etats quand il sagit de musulmans de noirs ou de pauvres
et les injustice dont ils sont victimes